Le poids des héros

David Sala

Casterman

  • par (Libraire)
    15 mars 2022

    Conseillé par Hélène, Libraire

    Magnifique, Émouvant...

    Un choc visuel, un émerveillement graphique !


  • par (Libraire)
    9 mars 2022

    La commémoration comme une prison

    Cela faisait quelque temps que la mise en image du Joueur d’échecs de Zweig par David Sala me faisait de l’oeil. Alors quand son nouveau roman graphique, Le poids des héros, est paru, j’ai décidé d’arrêter de résister. Et quel bonheur ce fut de découvrir la grandeur de ses illustrations, qui parfois prennent totalement le pas sur les mots. Quelle émotion ce fut également de découvrir son histoire à lui, des bribes choisies et terriblement réalistes de son enfance, et bien sûr, le poids des discours, des devoirs de commémoration sur sa perception du monde, sur son propre destin. En effet, quelle valeur, quelle légitimité peut bien encore avoir sa souffrance propre face à celle de la tragique Histoire ?


  • par (Libraire)
    4 mars 2022

    Gros coup de coeur pour cette magnifique Bande-dessinée.

    Comment grandir quand ses ancêtres sont de l'étoffe des héros? Quand des récits de haine et de souffrance ont bercé toute une enfance? Comment garder son insouciance lorsque l'on sait que l'horreur est humaine et qu'elle est cachée là, tout près?

    Avec mille couleurs et peu de mots, David Sala nous offre un récit personnel et universel, un merveilleux témoignage et un grand cri d'amour .
    Alors de tout mon coeur de lectrice, j'écris MERCI !

    Pauline


  • par (Libraire)
    3 mars 2022

    Graphiquement exceptionnel

    Il est des histoires trop sombres pour être dessinées en noir et blanc. Elles ont besoin de couleurs éclatantes comme si ces récits étaient suffisamment lourds pour ne pas être lestés par une bichromie sombre et distancielle. Comme si l’outrance des couleurs disait plus que tout, l’horreur de la guerre, de Mathausen, de la dictature franquiste, du nazisme. La couleur brute, sans mélange c’est aussi celle utilisée par les enfants, qui ne connaissent guère les nuances, les demi-tons, les demi-mesures. Le Poids des héros est donc avant tout un roman graphique de couleurs, celles de l’enfance alourdie, plombée par le souvenir de deux aïeux et un cadre accroché au milieu d’un mur familial, un portrait du grand père, inquisiteur ou bienveillant selon le regard que l’on y porte. Ce grand-père suspendu seul sur un mur nu, s’appelle Antonio Soto Torrado. Dénoncé, réfugié, interné, malade, il décèdera comme il l’a décidé, quelques semaines après Franco. Il pèse lourd, très lourd ce portrait pour un enfant de 10 ans habitué à des discussions politiques au cours des repas familiaux, à des palabres sur les droits de l’homme, contre la xénophobie, le racisme l’intolérance. David Sala, marqué par ces paroles, ces souvenirs récurrents, se savait le seul capable de transmettre cette mémoire. Qu’est ce qu’une vie une fois la mort intervenue, si elle n’est pas racontée, sauvegardée? Tout au long de ces 180 pages, le dessinateur se déleste peu peu de ce poids auquel un deuxième grand père, José, combattant, résistant en France contre les allemands apporte quant à lui un témoignage vivant.

    Enfant, David Sala est nourri de ce terreau fertile à l’angoisse, aux cauchemars et il faudra des anecdotes plus banales avec les copains, des parties de foot pour que l’adolescence, comme les fleurs magnifiquement dessinées, lui permette de grandir, de s’ouvrir au monde. Ce sont les années soixante dix qui sont ici illustrées. Papier peint psychédélique, télévision en noir et blanc puis en couleurs, pulls jacquard, cassettes audio, tous ces ingrédients d’une époque révolue parsèment le récit comme une lumière diffuse disant que l’enfance, malgré ce « poids des héros » reste quand même la période de la découverte, de l’enthousiasme, du plaisir.

    Quand les couleurs explosent, même et surtout pour les situations les plus dramatiques, elles revêtent celles de l’expressionnisme soumis aux états d’âme, déformant les corps et trahissant la douleur. Parfois David s’envole comme les personnages de Chagall, fuyant dans l’espace étoilé une réalité trop difficile. On pense à Munch et à son « Cri ». Un grand-père peut dire alors:

    « C’est à travers toi maintenant que mon histoire va survivre. Tu ne dois pas oublier mes souffrances. Tu seras fort de ça mon petit-fils ».

    Finalement, comme pour David, on peut passer à notre tour devant une photo, un portrait d’un de nos ancêtres. Ce cadre posé sur une commode, accroché au mur, on a parfois l’impression qu’il nous parle. Plus sûrement on se parle à soi même en le regardant. On se dit alors qu’il serait bien de laisser une trace pour que nos petits enfants ne nous inventent pas une vie à notre insu. C’est ce que fait avec un talent graphique inouï David Sala en rendant ses souvenirs personnels, universels.


  • par (Libraire)
    27 février 2022

    Un roman graphique bouleversant et une claque visuelle !

    Ce roman graphique est une véritable claque non seulement visuelle mais aussi de par l'histoire qu'il raconte. David Sala, bien connu pour ses albums Jeunesse, aborde ici l'histoire de sa famille à travers un hommage à ses deux grands-pères espagnols.
    Son grand-père maternel, Antonio, jeune Républicain dénoncé par son oncle alors bras droit de Franco, doit s'enfuir en France; faisant partie des "travailleurs volontaires" - entité sous la responsabilité du ministère des Armées et créée en 39 par Daladier - il est fait prisonnier à Dunkerque en 1940 puis déporté à Mauthausen.
    Son grand-père paternel, Josep, sera aussi contraint à l'exil suite à la victoire des fascistes et rejoindra le maquis.
    David a bien connu ses 2 grands-pères; c'est à hauteur d'enfant qu'il décide de raconter cette période heureuse au sein d'une famille unie et engagée politiquement. Mais c'est aussi pendant cette période qu'il va découvrir le passé de ses grands-pères, l'horreur de la guerre et des camps de concentration...
    Le roman graphique épais et aux belles dimensions permet une mise en page généreuse de ses planches splendides; c'est peu dire que le traitement de la couleur chez David Sala est au cœur de son travail d'illustrateur et d'auteur. Chaque case a des proportions différentes donnant un côté extrêmement dynamique au récit et tout au long de la lecture, les pages révèlent une explosion de couleurs et de détails, un soin extrême apporté à la restitution de l'époque -les années 70- et aux différents souvenirs que l'artiste égrène et qui concernent aussi ses frères, l'école, sa vie d'adulte et ses débuts dans l'illustration.
    Le traitement graphique des passages liés à ce qu'ont vécu ses grands-pères est d'une force incroyable.
    Cet album bouleversant est incontournable !


  • 23 février 2022

    Il n'est pas chose aisée que de grandir et s'épanouir lorsque l'on essaie de vivre à la hauteur d'aïeux que l'on considère comme nos héros. Entre sa propre enfance et le parcours de ses grands-parents, Sala nous transporte dans l'univers des souvenirs avec une force graphique impressionnante.


  • 18 février 2022

    Le poids des héros

    Une magnifique et touchante reconstitution d'une enfance. Celle de l'auteur, petit-fils de résistant et de déporté qui se questionne sur son héritage et sur la façon d'en être digne.

    Entre transmission et émotion, ce récit d'une grande sensibilité est porté par des illustrations d'une beauté éblouissante digne des plus grands maîtres.

    Formidable !
    Alain.


  • par (Libraire)
    12 février 2022

    Un récit personnel et intime de David Sala qui nous plonge aux côtés de ses grands-pères, deux héros de l'Histoire. La transmission, le poids de l'héritage familial, la quête identitaire... Autant de thématiques fortes et essentielles à la construction personnelle, accompagnées de magnifiques planches colorées, font de cette bande-dessinée une réjouissance pour les yeux et le cœur.


  • par (Libraire)
    8 février 2022

    Dans "Le poids des héros", l'auteur David Sala retrace son histoire à travers le prisme de son héritage familial. Il a effectivement grandi avec deux figures imposantes : deux grands-pères républicains espagnols et résistants.

    A hauteur d'enfant, on parcourt l'imaginaire d'un jeune garçon et tout l'impact de ce riche héritage sur sa vie, son quotidien et sa construction. Avec ce roman graphique magnifiait par des couleurs étonnantes l'auteur prend le parti pris de dessiner l'horreur en couleur ce qui vient formidablement bousculer le lecteur.

    Une expérience de lecture unique riche en émotions qui explore la question du poids de l'histoire, de la nécessité de la mémoire, et surtout de la transmission.


  • par (Libraire)
    8 février 2022

    Dans "Le poids des héros", l'auteur David Sala retrace son histoire à travers le prisme de son héritage familial. Il a effectivement grandi avec deux figures imposantes : deux grands-pères républicains espagnols et résistants.

    A hauteur d'enfant, on parcourt l'imaginaire d'un jeune garçon et tout l'impact de ce riche héritage sur sa vie, son quotidien et sa construction. Avec ce roman graphique magnifiait par des couleurs étonnantes l'auteur prend le parti pris de dessiner l'horreur en couleur ce qui vient formidablement bousculer le lecteur.

    Une expérience de lecture unique riche en émotions qui explore la question du poids de l'histoire, de la nécessité de la mémoire, et surtout de la transmission.


  • par
    27 janvier 2022

    David Sala parle de son enfance au milieu des années 70 et au début de la décennie suivante. Les copains, la musique, les discussions anarchistes de ses parents et le parcours de ses grands-pères qui, tous deux ont fui l'Espagne franquiste et se sont retrouvés dans des camps en France.

    Ce fut ensuite, la Résistance pour l'un d'entre eux et la rencontre avec sa future femme suite à une évasion risquée et l'internement à Mathausen, pendant quatre ans pour l'autre.

    Faire un album hommage aux grands-parents ou aux parents qui ont vécu les guerres est un exercice fréquent et qui peut être périlleux, parce que pas forcément original et donc souffrant des comparaisons. David Sala prend des options que j'aime beaucoup : celle de raconter à la fois la vie de ses grands-pères et son enfance et son adolescence, lorsque point la nécessité de sauvegarder ces histoires, de les transmettre ; il opte pour des couleurs en phase avec l'époque -pour qui a vécu dans ces années-là, les papiers-peints et couleurs des vêtements feront naître des souvenirs- et des cases fleuries et colorées vivement pour faire appel à l'imaginaire et "approcher les zones d'ombre et les failles à bonne distance" (note de l'éditeur). Le tout donne un ouvrage absolument pas pesant, même si certaines pages racontent l'horreur et sont dures.

    C'est un travail formidable pour un album qui ne l'est pas moins, et pour pesante que soit la présence des deux grands-pères, elle n'empêche pas le jeune David d'avancer, de construire son projet. Dans l'exercice, je le disais plus haut, périlleux de l'album-hommage, David Sala s'en sort très aisément d'abord parce que les histoires de ses grands-pères sont fortes et utiles à rappeler "Le ventre est encore fécond d'où a surgi la bête immonde" (Bertold Brecht, cité p.91) -surtout en ces moments où la parole de certains tend à minimiser les faits historiques voire à les transformer- et ensuite, parce qu'il ose l'originalité des couleurs et de la narration à travers ses yeux d'enfant et d'ado. Ce travail permet de se libérer ou de s'alléger du poids des héros.


  • par (Libraire)
    22 janvier 2022

    Dans son nouvel album, David Sala nous plonge dans le passé, les années 70 pour être tout à fait exact.
    A travers son enfance puis son adolescence, il se raconte mais raconte aussi sa famille et notamment ses grands pères, espagnols ayant fui le fascisme. On sent tellement d'amour et de respect envers ses aînés ! Cette histoire familiale, certes chargée, mais qui a fait de lui qui il est.

    Tout est beau dans cette BD: les personnages, les décors (je suis super fan des papiers peints qui me rappellent ceux de mes grands parents!), les couleurs... Et quelles couleurs! C'est absolument magnifique!